Un réel pour le XXI sciècle
ASSOCIAZIONE MONDIALE DI PSICANALISI
IX Congresso dell'AMP • 14-18 aprile 2014 • Paris • Palais des Congrès • www.wapol.org

Silence et réel dans le discours analytique
Françoise Fonteneau

Lacan choisit les mathèmes comme « ce qui est de nature à se coordonner à une absence prise au réel. »[1] Observons l'écriture du silence de l'analyste qui apparaît en 1975, moment où Lacan remet en cause le silence, le bouscule. Se taire, oui ! mais il faut le choisir. L'analyste choisit une logique de son action, un envers de la parole qui va lier celle-ci non pas à une vérité mais à un réel.

L'analyste choisit d'être rejeté du langage, d'en être le rebut, le déchet. Le silence de l'analyste devient un lieu pour un tenant-lieu du réel[2] :

Françoise Fonteneau
ECF, Paris


  1. Lacan J., « L'Étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 479 & sq.
  2. Lacan J., Conférence du 2 décembre 1975 au Massachussetts Institute of Technology, L'impromptu sur le discours analytique, Scilicet, n°6/7, Paris, Seuil, 1976, p.63. Voir aussi par exemple les chapitres IV et VI de L'éthique du silence. Wittgenstein et Lacan, Paris, Seuil, 1999, de l'auteur de ce texte.